No regret

Il y a 10 ans, j’osais sortir de ma zone de confort pour la toute première fois de ma vie. Un événement m’avait fait comprendre que l’on est pas éternel et que les rêves sont faits pour être vécus.

Lorsque j’étais petite, mes oncles sont partis vers l’Ouest canadien, à Vancouver Island et je recevais souvent des cartes postales, des photos, du sable, des coquillage et même des pinces de crabe par la poste. Un été, après avoir reçu mon colis, je me rappelle avoir été dans le champs derrière la maison, pour aller rêver sous les étoiles avec mes trésors, imaginant ces montagnes gigantesques, la mer ou chaque fleur du Butchart Garden. Je goûtais à la liberté et je me suis promis d’y aller un jour.

C’est alors que ce moment redevint clair en moi, je devais réaliser ce rêve et surtout, je devais le faire seule. Pas d’aide, pas d’amis, pas de famille, seule. Je devais me prouver à moi-même que j’étais capable. Billet en main, je partais quelques semaines plus tard et c’est d’ailleurs un de mes oncles qui est venu me reconduire à l’aéroport, avec au coin des yeux de petites larmes de nostalgie et de joie pour moi.

10 ans plus tard et bien des galères, j’y ai finalement été à Vancouver Island, en vanlife, avec ma fille de 7 ans. Toutes seules, comme des grandes. Il y a plein de choses qui ne se sont pas passées comme prévu, et ça a parfois été difficile de savoir quoi faire et me demander où aller, parce que j’affectionne l’improvisation de la vie et que je suis quelqu’un remplie de ressources et de solutions. Mais aussi, il y a eu des moments magiques qui ne s’expliquent juste pas, des moment où seuls ceux qui font confiance à la vie peuvent comprendre car il faut pour ça, agir en abandonnant tout contrôle que l’on croit avoir sur les gens, les événements, le pourquoi du comment. Je suis revenue avec le moral dans les bottines et pourtant on a passé un super été. Cependant, il manquait des éléments à mon organisation. J’ai laissé au hasard certains détails qui étaient finalement non-négligeables, voilà l’expérience. Maintenant je le sais. En 10 ans j’ai mené ma barque et réalisé beaucoup de rêves et maintenant il est temps d’en avoir de nouveaux qui viennent ajouter de la valeur aux anciens.

3 mois et des poussières plus tard, maintenant rendue à 34 ans, j’ai revu toutes les options de la vie qui s’offraient à moi. Le retour aux études est nécessaire et au début je voulais prendre le choix le plus simple pour ne plus me casser la tête; être infirmière me donnerait un passeport pour travailler n’importe où sur la planète et je pourrai faire du travail humanitaire quand les enfant seront rendus de grands presque-pu-enfants.

Facile.

Mais est-ce que c’est vraiment ça que je voulais? Non. Au final, être en vie signifie qu’il y a des hauts et des bas et c’est toujours à moi que revient la décision d’aller dans la mauvaise direction. J’ai donc refait pour une je-ne-sais-pas-combientième-fois la liste des pour et des contre dans ma tête, regarder des vidéos de motivation, pleuré, repris le dessus et j’en suis arrivée à une conclusion. Je dois faire ce qui m’inspire, maintenant.

Il n’y a jamais rien de parfait dans la vie, pas de moment parfait, pas personne de parfait, pas d’idée parfaite, pas de solution parfaite et ce, parce que la vie est en mouvement. Et que de toute façon, toutes les expériences ne sont que des apprentissages, les bonnes comme les moins bonnes.

Alors j’ai revu mes priorités, qui n’ont d’ailleurs pas beaucoup changées, mais je les ai peaufiner un peu et j’ai trouvé un truc qui me paraissait presque parfait pour maintenant. Je veux continuer de voyager, continuer de rencontrer des gens qui m’inspire et pouvoir transmette mes récits de voyages et mes expériences aux gens et plus spécifiqueement aux parents monoparental qui croit que cette idée est totalement impossible, être travailleuse autonome, partir mon blog (yayyy!), avoir un vlog, rencontrer des gens qui ont le même parcours que moi, faire du Worldschooling avec Victoria, me prouver encore que la vie est vraiment belle, qu’elle est bien faite, que chaque chose arrive pour une raison et que je suis capable de traverser toutes les épreuves qui me sont présentées…

J’en ai plein, de rêves. Je pourrais bloguer là dessus pendant une semaine. Mais ce n’est pas en faisant du vent que les événements se déplacent. Donc je me suis inscrite au cégep et fait un changement de direction pour aller dans le programme d’Arts et lettres, profil cinéma; TADAM! Bin oui! Ça me ressemble, ça va m’aider pour mes futurs projets et mes projets à long terme ont un rapport avec ce choix. Chaque chose en son temps mais si on ne se remet pas en question parfois, qu’on ne prend pas la mauvaise décision ou bien qu’on ne fait pas d’essai, on ne change rien. Aujourd’hui, je peux dire que je suis heureuse d’avoir fait de mauvais choix cette année, parce que ça m’apporte là où je suis maintenant. Plus près de mes buts, et mes buts sont d’ailleurs plus clairs, plus précis.

Je voudrais remercier toutes les personnes qui ont croisé mon chemin depuis un an. Sachez que même les moins bonnes rencontres ont su me faire évoluer et que je peux me dire; No regret.

001
Ucluelet, BC, 2018

 

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